Quand l’automne fait baisser la lumière… à l’extérieur comme à l’intérieur
 

Quand les saisons influencent notre santé mentale et nos émotions
 

Chaque année, à cette période, je vois revenir dans mon cabinet les mêmes mots : fatigue, démotivation, perte d’envie, brouillard intérieur.
Comme si, en même temps que la nature se met au ralenti, quelque chose en nous s’éteignait un peu.
C’est ce qu’on appelle souvent la dépression automnale, ou plus précisément, le trouble affectif saisonnier.

Ce n’est pas une faiblesse, ni un simple « coup de mou ».
C’est une réaction très humaine, très corporelle, à un changement profond du rythme naturel.

 

Des explications biologiques

 

Notre organisme est intimement lié à la lumière.
Quand les journées raccourcissent, notre cerveau produit moins de sérotonine, cette hormone qui stabilise l’humeur, et davantage de mélatonine, qui favorise le sommeil.
 

Un impact réel sur votre corps et votre bien-être global


Résultat : une fatigue persistante, un besoin de sucré, une envie de rester au chaud, un moral en berne
Rien d’anormal à cela : c’est le corps qui réagit à la baisse de luminosité.

Mais parfois, ce ralentissement s’installe, s’alourdit, et devient une vraie tristesse saisonnière.
Et c’est là qu’il faut être attentif à soi.

 

 Les signes à reconnaître
 

Quelques indices que l’automne te pèse plus que d’habitude :

-Tu te sens fatigué·e dès le réveil, même après une bonne nuit.

-Tu perds l’envie de faire ce que tu aimais.

-Tu te sens plus irritable, plus émotif·ve, plus lent·e.

-Ton sommeil ou ton appétit changent.

Tout te demande un effort.


Ces signes ne sont pas une fatalité — ils sont un appel à prendre soin de toi autrement.
 

Comment prendre soin de soi pendant la saison sombre :
 

Voici quelques pistes que je propose souvent à mes patients, et que j’applique aussi pour moi :
 

☀ 1. Ramener la lumière

Si vous pouvez, essayez la luminothérapie : 20 à 30 minutes par jour devant une lampe adaptée, dès le matin.
Sinon, offrez-vous le plus de lumière naturelle possible : ouvrez les rideaux, sortez marcher même par temps gris. La lumière agit directement sur le moral.
 

🚶‍♀ 2. Bouger, même doucement

Le mouvement libère les fameuses hormones du bonheur.
Une marche en forêt, quelques étirements, ou simplement danser sur une chanson qui vous fait du bien — tout compte.
 

🕯 3. Créer un rythme rassurant

L’automne a besoin de structure.
Essayez de garder des horaires réguliers, des repas nourrissants, des temps de repos.
Votre corps aime la prévisibilité — elle le sécurise.
 

🥣 4. Nourrir le corps et l’esprit

Les aliments riches en oméga-3, magnésium et vitamine D soutiennent le moral.
Mais nourrir l’esprit, c’est tout aussi important : lisez, écrivez, écoutez, contemplez.
Prenez le temps de vous offrir des choses simples mais vraies.
 

💬 5. Rester relié·e

Quand la fatigue et la grisaille s’installent, on a tendance à s’isoler.
Mais le lien humain est un antidépresseur naturel.
Appellez quelqu’un, partagez un repas, parlez de ce que vous ressentez.
 

🍵 6. Accueillir le ralentissement

Et si, au lieu de lutter contre cette période, on la vivait comme une  pause, un moment qu'on s'accorde pour ralentir et se retrouver tout en douceur...

 

Durant ces périodes de "moins bien", de baisse de moral, de perte de motivation, je vous accompagne avec douceur, à mon cabinet dans le sud-isère, pour vous aider à vous sentir mieux, lever vos blocages et à retrouver votre énergie et votre motivation


Maïa Chamolt - Thérapeute en santé mentale à Pont de Claix