Idées reçues vs Réalité :

Les 5 plus grands mythes sur les troubles psychiques

 

Mise à jour : 20/10/2026

Temps de lecture : 5 minutes

 

On en entend encore de toutes les couleurs dans les dîners de famille, à la machine à café, ou même parfois dans certains livres un peu datés. 🥺

 

Les troubles psychiques traînent derrière eux une flopée d'idées reçues aussi coriaces qu'inutiles. 😱

 

Résultat : la santé mentale reste un sujet tabou, entouré de mystère et de peur.

 

Chez Change & Vous, on a décidé de mettre les pieds dans le plat.
Et si on tordait le cou à ces clichés une bonne fois pour toutes ?

 

C'est parti pour le grand face-à-face :

Idées reçues vs Réalité !


 

Mythe n°1 :

« Les troubles psychiques, c’est un manque de volonté, il suffit de se bouger ! »

 

L'idée reçue :
 

" Arrête de stresser, y'a vraiment aucune raison !!! ",

" Un bon coup de pied aux fesses et ça repart ",

" C’est dans la tête ! "

" Quand on veut, on peut !"

Derrière ces petites phrases bienveillantes en apparence (mais toxiques en pratique), se cache l’idée qu’un trouble psychique relève d’une faiblesse de caractère, et q'un minimum de volonté devrait en venir à bout.

 

La réalité :
 

Personne ne choisit de souffrir d'anxiété chronique, de dépression ou de troubles du comportement. Un trouble psychique découle de la combinaison de plusieurs facteurs : biologiques, psychologiques et environnementaux complexes.

Dire à quelqu'un qui fait une crise d’angoisse ou qui souffre de dépression de " faire un effort ", c'est un peu comme dire à quelqu'un qui a une jambe cassée de courir un 100 mètres.
Ça ne fonctionne pas, et ça fait mal !


 

Mythe n°2 :

« La santé mentale, ça ne concerne que les autres »

 

L'idée reçue :
 

C'est un truc qui n'arrive qu'aux « fous », aux  gens  "faibles", ca inspire les films dramatiques et la littérature mais dans la vraie vie ca ne se passe pas comme ca.
"Moi ? Je vais très bien, merci ! Je ne suis pas concerné(e)."

 

La réalité :
 

Selon l'OMS, 1 personne sur 4 sera touchée par un trouble psychique au cours de sa vie.
Le stress, le burn-out, l'anxiété généralisée ou la dépression font partie de la condition humaine.

Tout comme on attrape un rhume en hiver, notre équilibre mental peut vaciller à un moment ou un autre de notre parcours professionnel ou personnel.
La santé mentale, c'est comme la santé physique : on en a tous une et on peut en prendre soin tout comme on peut prendre soin de sa santé physique. Pour autant ca n'est pas toujours suffisant.

 

 

Mythe n°3 :
« On ne peut rien y faire, c’est incurable »

 

L'idée reçue :
 

Quand on a un problème psychique, c'est pour la vie, on ne s'en sort jamais vraiment, autant faire avec.

 

La réalité :
 

Faux, archi-faux même !
Avec un accompagnement adapté (thérapie, écoute, outils de régulation émotionnelle, hygiène de vie, etc.), les personnes souffrant de troubles psychiques peuvent tout à fait aller mieux, se rétablir ou apprendre à vivre sereinement avec leur maladie.

Plus on intervient tôt, plus la récupération est rapide et efficace.

C’est tout l’intérêt d’être bien entouré(e) et bien formé(e) pour repérer les signaux faibles et orienter si cela est nécessaire.
 

 

Mythe n°4 :
« Parler du suicide ou de la détresse, ça incite à passer à l’acte »

 

L'idée reçue :
 

Mieux vaut ne pas poser de questions qui fâchent. Si on aborde le sujet de la souffrance psychique, des idées noires, ou du suicide, on risque de « donner des idées » à la personne.
 

La réalité :
 

C’est l’inverse absolu ! C’est le silence et l'isolement qui tuent.
Oser poser la question de manière directe, bienveillante et sans jugement (« Est-ce que tu penses au suicide ? ») soulage immensément la personne en détresse.

Cela lui montre qu’elle n’est plus seule et qu’elle a le droit d’être écoutée.

Cela lui montre aussi que c'est un sujet que vous n'avez pas peur d'aborder avec elle.

C'est précisément l'une des compétences clés enseignées dans les formations de premiers secours en santé mentale.


 

Mythe n°5 :
« Il faut être un professionnel de santé pour pouvoir aider »


 

L'idée reçue :
 

Si mon collègue ne va pas bien ou si mon proche fait une crise d'angoisse, je ne dois pas m'en méler et appeler un médecin parce que je suis totalement incompétent(e).

 

La réalité :

 

Tout le monde peut agir à son niveau !

De la même manière qu'on apprend les gestes de premiers secours (PSC1) pour porter assistance en cas d'accident physique, on peut apprendre à réagir face à une détresse psychologique.
Savoir écouter sans juger, rassurer, orienter vers les bonnes ressources...
Ces réflexes s'apprennent et sauvent des vies.

 

 

Envie de passer des idées reçues à l'action ?

 

Déconstruire les mythes, c’est bien.
Savoir quoi faire concrètement, c'est encore mieux !

 

Que vous soyez un particulier, concerné(e) de près ou de loin, un(e) professionnel(le), une entreprise ou une collectivité désireuse d'agir pour le bien-être de ses équipes, il est possible de vous former.
 

🌟 Devenez Secouriste en Santé Mentale (Formation PSSM) : un format de 2 jours indispensable pour devenir un relais :  apprendre à repérer les troubles, écouter et orienter.
 

🎨 Participez à la Fresque de la Santé Mentale : un atelier ludo-pédagogique et collaboratif pour libérer la parole en équipe.

 

🧠 Sensibilisez vos équipes avec des ateliers sur mesure ou des modules dédiés.

 

Parce que prendre soin de sa santé mentale et de celle des autres,

ce n’est pas une option, c’est une force individuelle et collective.

 

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Maïa Chamolt - Thérapeute et formatrice en Santé Mentale
Le Pont de Claix - Varces-Allières-et-Risset